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FIXATIONS §3: une histoire de talon fixe

Ce genre de fixation est uniquement destiné au ski de piste tel qu’il s’est répandu à partir des années 50/60.
Leur apparition a donc été progressive et surtout à partir des années 60/70 quand les butées de sécurité ont remplacé les étriers et ne permettaient plus de “marcher“ avec (voir §2). 
Mais leur véritable essor est contemporain de la diffusion des talonnières, manuelles au début puis, rapidement, à chaussage automatique. 
La sécurité obtenue devient un argument commercial de 1er plan et sera traitée au §4. 
Vu la pléthore des modèles et leurs architectures peu variées, nous ne retiendrons que les modèles innovants et/ou emblématiques.

A - Avant les années 70

Fixations à câble

Étrier jusqu’aux années 50, puis butées ensuite.

La tenue du talon est améliorée par le recul des taquets et le débord des semelles de chaussure.

Mais les longues lanières sont souvent associées car c’est alors seule façon d’obtenir le blocage total de talon.

Très nombreux modèle jusque dans les années 60.                 Exemples:

- Fix. Anderson et Thomson (USA – 1948)

Probablement la toute 1ère butée de sécurité vendue (fabriquée ?) en France par la société Perfect de Paris.

Simple roulette avec, derrière, un étrier pivotant servant de guide à la chaussure et qui permettait  d'avoir quand même une certaine tenue à la montée.

 

 

- Salomon Skade + tendeur Lift (F – 1955) 

<= La première fixation Salomon, et le début de la marque dans la fixation de ski.

Fixations à talonnière

Le progrès est patent car il permet d’avoir une tenue parfaite du talon sans le risque des longues-lanières.

• RB Ruade (F – 1958) 

Étrier basique avec sécurité (dont on peut douter !) mis au goût du jour en remplaçant le câble par une talonnière à ressort, simpliste mais sûrement efficace. Brevet italien.


Un modèle ultérieur ( >1960 ?) avait une butée simpliste et une nouvelle talonnière.

 


• TYROLIA Rocket Matic (A - 1963)

Sans doute, la 1ère talonnière à chaussage automatique européenne. 

• LOOK Nevada I (F – 1958)

C’est la grosse innovation de l’époque : la butée à double pivot avec came(*) et talonnière pivotante, manuelle et dont la sécurité 'chute AV' semble plutôt symbolique !

                           

Le modèle suivant, la Nevada N17 (1963), avec sa grosse talonnière automatique, a été, pendant 2 décennies, un succès commercial mondial. 

(*) La came remplace la bille habituelle ce qui fait que le pivotement de la butée est  progressif. Toutes les butées à bille avaient tendance à fonctionner trop facilement au choc. 

• Salomon Super Allais (F- 1966)

Butée anti-choc + 1ère talonnière automatique de la marque.

Fixations à plaque

Regroupent talon et butée sur une plaque qui assure les sécurités.

La première et apparemment, la seule de la période (en France du moins !) :  la LOOK ANTIFRACTURE de 1947 qui, apparemment, n’a pas eu une carrière importante !

En 1960, un autre modèle LOOK LK5, a encore eu moins de succès mais inaugurait les plaques éjectables à sécurités AR.



B - Après les années 70

Nous ne ferons que survoler cette époque car il y n’y a que peu de véritables nouveautés intéressantes.

Tous les modèles de toutes les marques font appel plus ou moins aux mêmes codes tant esthétiques que techniques mais avec un marketing soigné !

Fixations à talonnière

Peu de différences avec les précédentes ; on voit apparaître des butées avec sécurité chute AR, des supports permettant de compenser les variations de cambre, la généralisation des freins-ski, l’automaticité du chaussage etc… 

Exemples : la SALOMON S 502 (milieu années 70) à talonnière manuelle et la SALOMON S300 du début des années 2000 : la talonnière est devenue automatique, mais l’architecture générale n’a pas évolué en 30 ans.

 

Fixations à plaque

Très nombreuses jusque dans les années 80 mais abandonnées plus tard (cf §4 Sécurités).

Par exemple :

• BURT I (USA – 1974) : câble avec enrouleur dans la plaque (photo de l’écorché)

 

• SALOMON 808 (F - 1976) confidentielle ;

• RAMER (USA – 1976) plusieurs modèles, non importés.

• GUERTSCH G90-S (D) et SUMATIC 3-S (CH) début des années 80.       

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Voir §4: les sécurités =>